Review VO : Teenage Mutant Ninja Turtles #23

City Fall 23Si City Fall avait pour but de devenir le City At War d’IDW, nous pouvons d’ores et déjà affirmer que c’est une réussite : Jamais nos Tortues n’avaient eu droit à un récit aussi épique et aux retombées aussi prometteuses depuis le reboot ! Après un premier numéro aux nombreux rebondissements, aux scènes d’actions plus surprenantes les unes que les autres et à l’esthétique irréprochable, Waltz, Santolouco et Eastman récidivent et nous livrent un des meilleurs numéros de l’année. Au programme, IDW nous en met plein la vue avec un Waltz qui fait des merveilles avec sa plume et la Justice League du dessin avec pas moins de cinq artistes qui prêteront main-forte à Santolouco. Si vous avez soif de spectaculaire, ce TMNT #23 est définitivement le numéro qu’il vous faut lire.

Mais commençons par un bref rappel du numéro précédent : Shredder a enfin décidé de passer à l’action et d’appliquer son terrible plan diabolique en commençant par mettre hors d’état de nuire Raphaël et son compagnon de toujours, Casey. Ce dernier étant le prisonnier du maître du Foot Clan, il servira d’appât après avoir été joyeusement éventré sous les yeux de nos héros, ceci servant avant tout un but caché, capturer l’aîné du clan Hamato, Leonardo.

On peut légitimement se demander comment l’équipe d’IDW va faire pour nous surprendre cette fois-ci, en effet, difficile de faire plus choquant qu’un Casey se vidant de son sang et un Leo aux mains de l’ennemi. C’est une première pour les Tortues qui goûtent l’amertume d’une défaite sans pareille. Tom Waltz évite le piège de la surenchère inutile en proposant une issue à la tonalité totalement différente, dans ce second chapitre il ne se passe pas grand chose, pratiquement rien au final, le clan Hamato compte ses pertes et tente de sauver Casey pendant que Shredder forme sa nouvelle recrue. L’écriture se concentrera principalement autour de ses deux points et de la manière la plus brillante qui soit : alors que les médecins tentent de sauver Casey, Kitsune quant à elle s’affaire à corrompre l’esprit de Leonardo. Cette méthode déjà utilisée par le passé, également avec Santolouco, fonctionne toujours aussi bien, les deux récits sont intimement liés et se croisent intelligemment aboutissant à des finalités radicalement opposées, la survie de l’un  entraînera la damnation de l’autre. S’il fallait un exemple concret et célèbre, ce numéro s’achève plus ou moins de la même manière que La Revanche des Sith avec la mort de Padmé et Anakin, donnant tous deux naissance à des êtres antagonistes. Vous l’aurez donc compris, l’écriture et le scénario sont à nouveau le point fort de cette issue et quand Waltz et toute une équipe de dessinateurs talentueux travaillent main dans la main, c’est encore meilleur, on va bien plus loin que la simple illustration, ici le dessin fait office d’écriture.

Ce n’est pas du Batwoman par Williams III, mais l’on embarque dans un formidable voyage onirique dans les méandres de l’esprit de Leonardo, tout au long de cette errance on nous retrace les différentes épreuves traversées par les Tortues depuis les premiers numéros et naturellement tous les artistes ayant participé à cette aventure sont de retour. Dan Duncan, Ben Bates, Ross Campbell, Andy Kuhn, Kevin Eastman et bien sûr Mateus Santolouco, tous sont là pour illustrer cette aventure spirituelle et célébrer la naissance du nouveau champion de Shredder. Du fan-service de qualité, ça ne se refuse pas. Ce qui n’était que rêve, devient bientôt folie délirante et Kitsune et Shredder manipulent habilement les souvenirs de Leonardo, les déforment pour leur donner un sens nouveau, poussant le leader des tortues à tuer ou à considérer le Foot Clan comme un allié. Chaque artiste illustre à merveille les différentes étapes et sentiments que traverse Leonardo, par exemple Campbell illustrera à nouveau sa fragilité comme nous avions pu le voir dans la Micro-Serie #4 quand Eastman se chargera des accès de violence, sûrement un clin d’oeil aux publications de Mirage Studios. L’issue dans son intégralité fait montre d’un travail formidable, Santolouco oblige, toutes les planches vous en mettent plein la rétine comme c’était le cas pour The Secret History of the Foot Clan et la suite de City Fall semble prometteuse de scènes toujours plus épiques.

Que dire de plus si ce n’est que l’équipe d’IDW réussit encore et toujours à relancer l’intérêt, à offrir un travail d’une incroyable qualité tant par ses auteurs que par les artistes qui les accompagnent. Comment ne pas regretter qu’il ne reste désormais plus « que » cinq chapitres avant la conclusion de cette saga ? City Fall est définitivement le récit à suivre aux côtés des plus grands tels que Trinity War ou Cataclysm !

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